Newsletter
Newsletter no. 46, Juin 2026


Chère lectrice, cher lecteur,
Cette édition spéciale de la newsletter revient sur les étapes marquantes de la SEVAL depuis sa création, il y a 30 ans.
La contribution éclairante d’Andreas Balthasar montre comment la SEVAL a su, dès ses débuts, réunir des perspectives plurielles au service d’une évaluation utile, à l’image de ce que la discipline est en pratique : un exercice rigoureux, exigeant, mais aussi essentiel à la vie politique et à la société dans son ensemble.
Cet anniversaire est aussi l’occasion de se pencher sur le rôle de la SEVAL et sur notre engagement afin de mieux faire connaître et défendre la démarche évaluative, en Suisse, mais aussi au-delà.
Le Congrès annuel reste l’événement phare de nos activités, comme l’indique vos nombreux témoignages. L’édition 2026 est consacré au thème du lobbying et de l’évaluation. Il s’articule autour de la prise d’intérêt dans le processus d’évaluation et l’utilisation de résultats.
Davantage de workshops et d’ateliers seront mis à l’honneur cette année : un grand choix s’offre à vous ! Un événement spécial reviendra aussi sur le passé et esquissera des pistes pour l’avenir de la SEVAL.
Vous trouverez ici le programme détaillé, que je vous invite à partager : inscrivez-vous, parlez-en autour de vous !
Je me réjouis de vous retrouver à Fribourg fin août.
Laurent Crémieux
Président de la SEVAL
Congrès SEVAL 2026
Le congrès annuel de la SEVAL 2026 se tiendra les jeudi 27 et vendredi 28 août 2026 à la HETS Fribourg. Cette année, le congrès est consacré au thème de l’évaluation et du lobbying : comment l’évaluation appréhende-t-elle la représentation des intérêts et les tentatives d’influence ? La SEVAL y célèbrera également ses 30 ans d’existence.
Le jeudi 27 août dans l’après-midi auront lieu l’assemblée générale de la SEVAL et les 12 ateliers méthodologiques. Une soirée de festivités pour le 30e anniversaire de la SEVAL suivra.
Le vendredi 28 août proposera les temps forts suivants :
Thomas Gees ouvrira le congrès par une introduction thématique sur l’évaluation et le lobbying.
Thomas Delahais présentera les résultats d’une enquête menée en amont auprès de différents types d’évaluatrices et évaluateurs.
Six workshops éclaireront sous différents angles l’indépendance et les tentatives d’influence sur l’évaluation sous différents angles.
Susanne Hadorn reviendra sur le congrès annuel 2016 consacré à l’indépendance de l’évaluation et sur les évolutions des dix dernières années.
Nous aurons également une table ronde sur l’utilisation des résultats d’évaluation et le risque d’instrumentalisation, avec Céline Mavrot, Jean-François Steiert et Reto Wiesli.
Laurent Crémieux abordera dans son allocution de clôture la question de la représentation des intérêts par la SEVAL.
Lors de l’apéritif de clôture du congrès, les contributions des membres de la SEVAL sur les 30 ans de la SEVAL, collectées au préalable, seront présentées et synthétisées.
Pour accéder au programme du congrès, c’est ici.
Les inscriptions sont ouvertes ici !
30 ANS DE SEVAL
Une image vaut mille mots… Nous avons pris l’adage au mot pour vous présenter en infographie trois décennies de la SEVAL.

Chronologie #SEVAL30 FR (PDF Download)
De 1996 à nos jours, la SEVAL a compté 15 groupes de travail (GT) portant sur des thématiques variées. Dix d’entre eux sont aujourd’hui actifs, avec plus de 200 membres au total. Le plus ancien GT encore en activité est celui des Standards, qui a débuté ses travaux en 1997 et rendu public une première version des standards en 2001. Après une courte pause, le GT a été réactivé en 2010 et a publié en 2016 une version révisée des Standards – qui fêtent cette année leur 10e anniversaire !

Timeline Groupes de travail #SEVAL30 (PDF Download)
Pourquoi l’évaluation des politiques publiques me fascine-t-elle toujours autant ?
Lors d’une récente manifestation, on m’a demandé à combien d’évaluations j’avais contribué au cours des 35 dernières années. Était-ce 500, 600, voire davantage ? Je ne le sais pas – et au fond, peu importe. Ce qui compte, c’est ceci : conduire des évaluations me fascine toujours autant. Mais pourquoi, au juste ?
Est-ce la pertinence politique des évaluations ? Le fait que leurs résultats puissent influer sur des décisions concrètes ? Ou est-ce la complexité méthodologique, qui les rend à la fois exigeantes et attrayantes ? Peut-être est-ce aussi le fait qu’il existe certes des standards de qualité établis et des fondements théoriques solides – mais aucune recette simple pour la pratique ? Ou encore le fait que chaque évaluation exige d’être repensée et soigneusement adaptée à son contexte propre ? Est-ce ce champ de tension entre science et art dans lequel l’évaluation évolue en permanence ?
L’attrait particulier pourrait aussi résider dans le fait que les évaluations portent souvent sur des mesures complexes, dont les effets sont difficiles à saisir et à mesurer. Ou dans le fait qu’elles requièrent un haut degré de rigueur scientifique – tout en exigeant une grande sensibilité dans les relations avec les personnes concernées. Est-ce cet équilibre délicat entre précision analytique et finesse humaine qui rend le travail d’évaluation à la fois exigeant et attirant ?
Ma fascination de longue date pour les évaluations s’explique peut-être aussi par le fait qu’elles doivent constamment articuler différentes perspectives – celles de la politique, de l’administration et des personnes concernées, à parts égales. Est-ce aussi le fait que les évaluations exigent de peser soigneusement des intérêts divergents, sans pour autant compromettre l’objectivité scientifique ? Qu’elles nécessitent un « sac à dos » bien garni de connaissances et d’expériences pour répondre à ces exigences ? Ou la motivation réside-t-elle dans la curiosité – celle de poser sans cesse de nouvelles questions et de remettre en question de manière critique ce qui semble aller de soi ?
Il y a peut-être aussi l’objectif supérieur de contribuer à quelque chose – à une action politique meilleure, plus efficace et plus performante.
C’est vraisemblablement la somme de tous ces aspects qui a nourri mon enthousiasme pour l’évaluation au fil des années – et qui continue de le faire. De même, c’est l’interaction entre intérêts, compétences, idées et expériences qui fait l’attractivité de la SEVAL. Cette interaction a marqué la SEVAL durant ma présidence – et c’est elle qui la maintient vivante aujourd’hui et qui, je l’espère, continuera de la porter à l’avenir.
Andreas Balthasar
Président de la SEVAL 2000-2007

Andreas Balthasar (Photo : Interface)
Quel type d’évaluateur ou d’évaluatrice êtes-vous ?
Quelles valeurs guident votre pratique de l’évaluation ? À travers quelques situations inspirées du quotidien de l’évaluation, ce court questionnaire vous invite à réfléchir à votre posture professionnelle.
Ce sondage est proposé dans le cadre du Congrès SEVAL 2026 consacré au thème « Évaluation et lobbying : comment l’évaluation gère-t-elle la représentation d’intérêts ? ». Les résultats alimenteront les discussions du congrès.
⏱ Temps de réponse : 5 à 10 minutes
🔒 Questionnaire entièrement anonyme
📅 Résultats discutés lors du Congrès SEVAL du 28 août 2026
👉 Sondage
La SEVAL selon vous
En début d’année, nous avons invité les membres de la SEVAL à nous partager ce que l’association représentait pour eux. Voici quelques témoignages. Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont répondu : vos contributions nous touchent et nous inspirent pour l’avenir !
Que signifie la SEVAL pour vous et pour l’évaluation en Suisse ?
- La SEVAL est ma grande famille professionnelle : il y a des membres qui me sont proches et partagent beaucoup de mes défis quotidiens, d’autres exercent dans des contextes très différents, et pourtant nous sommes unis par un intérêt fondamental pour l’évaluation et par une certaine confiance mutuelle.
- Sans la SEVAL, l’évaluation en Suisse serait certainement plus faible, voire totalement invisible.
- La SEVAL c’est la possibilité de réseauter, d’apprendre des choses nouvelles – et la possibilité de mener des évaluations plus réflexives.
- La SEVAL est un pôle de référence fiable pour tous ceux qui s’intéressent à l’évaluation.
- Une société professionnelle solide qui promeut et soutient le caractère expert de l’évaluation dans la société.
- Un point de référence pour l’évaluation en Suisse : pour les standards, les pratiques et le conseil. Et un lieu où l’on peut rencontrer des personnes compétentes et échanger avec elles.
- La SEVAL est l’acteur de référence en Suisse pour le développement et l’amélioration des standards de qualité en évaluation ; elle sert de réseau entre mandataires, mandants, politique et recherche.
- La SEVAL permet d’avoir un réseau de personnes qui s’intéressent à des choses similaires – évaluation, politique et méthodes en sciences sociales. Pour l’évaluation en Suisse, la SEVAL a apporté une professionnalisation.
- Je reçois des aperçus passionnants de différents aspects de l’évaluation. Cela m’aide à ancrer et à développer mon travail sur le plan professionnel.
- Une organisation qui favorise les échanges, suit les développements et agit comme une sorte de faîtière.
- Une plateforme de référence et un réseau d’acteurs clés.
- La SEVAL est L’ORGANISATION pour la communauté de l’évaluation en Suisse !
- La SEVAL constitue un forum spécialisé, échange et mise en réseau autour des thèmes et défis actuels de l’évaluation des politiques et des programmes.
- La SEVAL est mon association professionnelle !
- Les congrès annuels sont toujours un moment fort.
Quel est votre souvenir marquant ou votre highlight des trente dernières années ?
- L’article constitutionnel, la croissance de la SEVAL, en particulier celle du nombre de groupes de travail et l’intégration de toutes les régions linguistiques.
- La création du groupe de travail Svizzera italiana.
- Les congrès annuels.
- Le congrès annuel commun avec la DeGEval en 2014 à Zurich.
- Avoir été immédiatement accueillie chaleureusement (lors de ma première participation à un congrès annuel).
- Les ateliers lors des congrès annuels.
- Les congrès annuels de la SEVAL.
- Le congrès de la SEVAL sur le thème de l’évaluation et les événements dialogue.
- Les ateliers méthodologiques et les échanges personnels lors des congrès annuels de la SEVAL.
- La création de Swiss JEE.
Que souhaitez-vous à la SEVAL pour les trente prochaines années ?
- Que la SEVAL reste un acteur important dans les échanges entre administration, recherche et politique.
- Que la SEVAL s’efforce de continuer à accorder une grande importance à la qualité des évaluations ainsi qu’au statut de l’évaluation.
- Que la SEVAL reste au fait du jour concernant les évolutions futures de l’évaluation (notamment l’IA…) et joue ici un rôle central en tant que médiatrice et coordinatrice de savoirs.
- Que l’évaluation continue à se professionnaliser et à être sollicitée. Et que les évaluatrices et évaluateurs soient motivés à se former en continu.
- Que la SEVAL reste ouverte aux nouveautés, y compris aux nouvelles données et méthodes.
- Que l’utilité des évaluations puisse être rendue encore plus visible…
- Je souhaite à la SEVAL de continuer à croître et de rester une référence pour la communauté de l’évaluation.
- Que la SEVAL existe encore dans 30 ans et que des personnes motivées continuent à s’y engager.
- Je souhaite à la SEVAL beaucoup de succès et de soutien 🙂 !

