Newsletter
Newsletter no. 47, Juillet 2026


Chère lectrice, cher lecteur,
Le Congrès du jubilé des 30 ans approche à grands pas : si vous n’êtes pas encore inscrit-e, c’est le moment de le faire ici. Je me réjouis de vous y retrouver ! N’oubliez pas de participer à notre sondage « quel évaluateur, quelle évaluatrice êtes-vous » dont nous dévoilerons les résultats lors du Congrès.
Alors que les préparatifs avancent, le Comité s’attelle déjà à la suite avec le prochain congrès qui se fera en partenariat avec la société allemande d’évaluation (DeGEval). Après une première édition commune de 2014 à Zurich, le congrès commun aura lieu à Freiburg im Breisgau en septembre 2027. Un groupe réunissant des membres de nos deux associations planche sur le programme et son organisation.
Du côté de nos groupes de travail, les projets ne manquent pas. Je salue l’initiative du groupe « Compétences » qui lance une refonte des cadres de compétences nécessaires en évaluation, à la fois comme mandataire mais aussi comme mandant. C’est un moment propice pour actualiser ce document. N’hésitez pas à participer lorsque le groupe vous consultera.
Je me réjouis également de la prochaine publication du livre sur l’application des standards SEVAL. Merci aux groupes de travail « Recherche » et « Standards » d’avoir mené à bien ce projet.
Le Vademecum attendu avec impatience est en voie de finalisation. Vous trouverez dans cette newsletter d’autres informations sur les nombreux événements organisés par les groupes de travail. Ceci montre le foisonnement, la diversité des activités de notre association et l’engagement de nos membres : c’est grâce à vous que la SEVAL avance depuis 30 ans et pourra continuer d’avancer, comme le souligne si justement Stefan Rieder, mon prédécesseur.
En me réjouissant d’ores et déjà de vous retrouver le mois prochain pour notre congrès, je vous souhaite une bonne lecture et un bel été !
Laurent Crémieux
Président de la SEVAL
Sommaire
Actualités de la SEVAL
Congrès SEVAL 2026 : inscrivez-vous !
Le congrès annuel de la SEVAL 2026 se tiendra les jeudi 27 et vendredi 28 août 2026 à la HETS Fribourg. Cette année, le congrès est consacré au thème de l’évaluation et du lobbying : comment l’évaluation appréhende-t-elle la représentation des intérêts et les tentatives d’influence ? La SEVAL y célèbrera également ses 30 ans d’existence.
Le jeudi 27 août dans l’après-midi auront lieu l’assemblée générale de la SEVAL et les 12 ateliers méthodologiques. Une soirée de festivités pour le 30e anniversaire de la SEVAL suivra.
Le vendredi 28 août proposera les temps forts suivants :
- Thomas Gees ouvrira le congrès par une introduction thématique sur l’évaluation et le lobbying.
- Thomas Delahais présentera les résultats d’une enquête menée en amont auprès de différents types d’évaluatrices et évaluateurs.
- Six workshops éclaireront sous différents angles l’indépendance et les tentatives d’influence sur l’évaluation sous différents angles.
- Susanne Hadorn reviendra sur le congrès annuel 2016 consacré à l’indépendance de l’évaluation et sur les évolutions des dix dernières années.
- Nous aurons également une table ronde sur l’utilisation des résultats d’évaluation et le risque d’instrumentalisation, avec Céline Mavrot, Jean-François Steiert et Reto Wiesli.
- Laurent Crémieux abordera dans son allocution de clôture la question de la représentation des intérêts par la SEVAL.
- Lors de l’apéritif de clôture du congrès, les contributions des membres de la SEVAL sur les 30 ans de la SEVAL, collectées au préalable, seront présentées et synthétisées.
Pour accéder au programme du congrès, c’est ici.
Les inscriptions sont ouvertes ici ! En tant que membre de la SEVAL, vous bénéficiez d’un tarif préférentiel.

La SEVAL hier, aujourd’hui et demain – une contribution de Stefan Rieder
La SEVAL entre engagement bénévole et obligation
Pendant un peu plus de dix ans, j’ai siégé au comité de la SEVAL, dont six ans en tant que président. À l’occasion du jubilé de la SEVAL, on m’a demandé de porter un regard rétrospectif sur cette période : qu’est-ce qui animait la SEVAL à l’époque, qu’est-ce qui l’anime aujourd’hui et dans quelle direction devrait-elle évoluer à l’avenir ?
De mon point de vue, la SEVAL a évolué durant les années 2010 entre deux pôles : le bénévolat et l’obligation. La question centrale était la suivante : que peut accomplir la SEVAL, en tant qu’association, sur la base de l’engagement bénévole de ses membres, et que doit-elle accomplir parce que ses membres nourrissent des attentes à son égard ?
En définitive, la SEVAL s’est, à mes yeux, fortement orientée vers le pôle du bénévolat. Le bénévolat constitue d’ailleurs, selon moi, le principal moteur du développement de la SEVAL. Il fonctionnait alors, et fonctionne encore aujourd’hui, dès lors que l’engagement bénévole procure un bénéfice concret à celles et ceux qui s’investissent.
Le programme de recherche SynEval, né en 2013, en offre une première illustration. Si l’impulsion est venue du comité de la SEVAL, la véritable dynamique s’est développée parce que les chercheuses et chercheurs impliqués attendaient un bénéfice concret de leur engagement : la perspective de pouvoir mener des recherches sur le thème de l’évaluation. Ils ont pour cela accepté le risque d’une requête auprès du Fonds national suisse, investissant temps et argent sans aucune garantie d’une évaluation positive de leur demande.
Le Prix SEVAL doit lui aussi son existence à l’engagement bénévole. Pour que le prix puisse être décerné une première fois en 2012, il a fallu compter sur l’investissement des membres du jury. Les échanges professionnels au sein de celui-ci, la découverte de nouvelles tendances en matière d’évaluation ainsi que la possibilité de distinguer des travaux remarquables constituaient le bénéfice pour les personnes impliquées.
Entre 2011 et 2024, plusieurs groupes de travail ont vu le jour, parmi lesquels le groupe des jeunes évaluatrices et évaluateurs émergents (Swiss JEE, 2019), le groupe de travail Tessin (2020) et le groupe de travail Appels d’offres (2021), pour n’en citer que trois. L’exemple de Swiss JEE illustre particulièrement bien la dynamique du bénévolat : ce groupe œuvre au renforcement de ses membres au sein de la communauté de l’évaluation et souhaite leur faciliter l’entrée dans la pratique professionnelle. Voilà un puissant motif d’engagement. Dans le même temps, le groupe contribue de manière significative à élargir le vivier de spécialistes qualifiés, ce dont bénéficient en fin de compte tous les membres de la SEVAL.
La SEVAL s’expose toutefois au risque d’un déclin si l’obligation venait à prendre le pas sur le bénévolat. Cela se produit lorsque les membres formulent avant tout des attentes envers la SEVAL, tout en ne ressentant que peu d’incitations à s’engager eux-mêmes bénévolement, que ce soit au congrès, dans les groupes de travail ou par leurs propres idées nouvelles. Ce phénomène était nettement perceptible lors du congrès de 2019 consacré à l’avenir de la SEVAL : l’idée de positionner plus fortement la SEVAL comme association professionnelle et de définir, par exemple, des critères d’admission à la profession d’évaluateur a été jugée digne d’être discutée. En revanche, un rôle régulateur plus affirmé de la SEVAL dans la professionnalisation de ses membres a été accueilli avec scepticisme, notamment parce que la SEVAL ne dispose pas, et ne disposera pas dans un avenir prévisible, des moyens d’influence et d’application nécessaires.
À mon sens, la SEVAL réussira à l’avenir si ses membres reconnaissent un bénéfice concret dans leur adhésion et s’engagent pour cette raison de leur plein gré. L’essentiel est qu’ils jouissent d’une entière liberté quant à l’ampleur et à la forme de leur engagement. Je souhaite que cette liberté soit préservée à l’avenir. J’ai alors la conviction que trente nouvelles années de succès attendent la SEVAL.
Stefan Rieder
Membre du comité de la SEVAL de 2011 à 2024, président de 2018 à 2024
Photo: Interface
L’évaluation sans jargon
Dans cette série didactique qui sera publiée sur LinkedIn et notre site Internet, nous allons explorer des questions essentielles autour de l’évaluation. Aujourd’hui, celle de savoir ce qu’est une évaluation. Un grand merci à Philippe Zogg pour sa contribution.

Qu’est-ce qu’une évaluation ?
Gouvernements, institutions de formation, ONG : tous veulent produire des effets, à travers des programmes, des projets et des activités. Mais comment savent-ils si ce qu’ils font produit réellement un impact ? C’est précisément là qu’intervient l’évaluation.
L’évaluation allie méthodes scientifiques et questionnements ancrés dans la pratique. Elle analyse les objectifs, la mise en œuvre et les effets d’une mesure, et met en évidence si celle-ci est efficace, adéquate et efficiente, et à quelles conditions.
Évaluer, c’est observer, écouter, questionner. L’évaluation révèle ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Elle donne un sens aux chiffres et une voix aux expériences. Et elle crée des espaces d’apprentissage : pour les organisations, les administrations, le monde politique et la société.
L’évaluation n’est généralement pas un instrument de contrôle, mais un outil de développement. Elle aide à reconnaître les réussites, à prendre les erreurs au sérieux et à mieux étayer les décisions. Et elle renforce la confiance en favorisant la transparence et en posant les bases d’une réflexion commune.
Dans un monde complexe, les opinions ne suffisent pas. Il faut du savoir, de la réflexion et une ouverture à la diversité des perspectives.
L’évaluation rend les effets visibles et l’apprentissage possible.

Actualités des groupes de travail
Evénement commun SEVAL – LLC : Reclaiming Truth
Le 25 Mars 2026, le Lifelong Learning Center de l’Université de Berne et la SEVAL ont accueilli Janet Clinton, professeure en évaluation à l’Université de Melbourne, et Michel Huissoud, ancien directeur du Contrôle fédéral des finances et président du conseil d’administration du magazine Republik, pour une soirée autour de l’importance de l’évaluation dans les démocraties modernes. L’événement s’inscrivait dans les festivités des 30 ans de la SEVAL.
Retour sur l’événement ici.

Un panel de choix pour une audience captivée. De gauche à droite : Stefanie Krapp, organisatrice et modératrice de l’événement, Michel Huissoud, ancien directeur du Contrôle fédéral des finances, Janet Clinton, professeure en évaluation à l’Université de Melbourne, Wolfgang Beywl, professeur à la FHNW, Laurent Crémieux, président de la SEVAL.
SwissJEE : Praxislabor
Dans le cadre des festivités des trente ans de la SEVAL, la première rencontre de l’année pour le GT SwissJEE s’est tenue le 28 avril chez Ecoplan. Le format du laboratoire pratique a offert aux jeunes évaluatrices et évaluateurs émergents l’occasion d’échanger et de porter un regard réflexif sur leur travail de terrain. Trois intervenantes et intervenants ont partagé leurs expériences :
- Carmen Steg (Ecoplan) a présenté l’évaluation de la stratégie de biodiversité du canton de Saint-Gall.
- David Fischer (Interface) a mis en lumière l’évaluation des règles de transparence en matière de financement de la vie politique au niveau national.
- Nico Granitzer (CDF) a esquissé la démarche d’une évaluation consacrée à l’assurance qualité des données et des prévisions dans le processus législatif, que le Contrôle fédéral des finances (CDF) mène sur mandat du Conseil fédéral.
Claudia Peter (Ecoplan), membre du comité de la SEVAL, a introduit la manifestation, organisée et animée par Julia Lehmann (Ecoplan) et Julián Salazar (Université de Berne).
La prochaine rencontre du groupe de travail SwissJEE aura lieu le 4 novembre à l’Université de Berne : il s’agira d’un laboratoire méthodologique, deuxième format proposé par le groupe de travail. D’autres infos vont suivre !

Julián Salazar (Université de Berne), Julia Lehmann (Ecoplan) et Claudia Peter (Ecoplan) lors du Praxislabor SwissJEE
Svizzera Italiana: un échange réussi autour de la culture de l’évaluation au Tessin
Le 7 mai, le groupe de travail Svizzera Italiana organisait à Bellinzone la manifestation « Farmi valutare: ma da chi? Ma perché? ». Une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation et échangé sur l’importance et la plus-value des évaluations ainsi que sur la culture de l’évaluation au Tessin.
Après le mot de bienvenue de Mélanie Attinger, membre du comité de la SEVAL, les participantes et participants ont pu profiter d’interventions stimulantes, d’exemples tirés de la pratique et de moments d’échange. La table ronde de clôture, en particulier, a nourri le dialogue entre le public et des spécialistes issus de divers champs d’activité. La manifestation s’est achevée par un apéritif, au cours duquel les discussions se sont poursuivies dans une atmosphère informelle, propice au réseautage.
Manifestation « Farmi valutare: ma da chi? Ma perché? » du groupe de travail Svizzera Italiana
Plénière GREVAL : évaluation des projets de mobilité
Le 11 juin dernier a eu lieu la plénière du GREVAL (groupe romand d’évaluation de la SEVAL) sur le thème de l’évaluation des projets de mobilité. Une soirée riche d’échanges à laquelle environ trente participants ont participé. Retrouvez le compte-rendu en images ici.
Participants à la plénière GREVAL sur le thème de l’évaluation des projets de mobilité : Joël Vetter Alain Jarne Christian Liaudat Sandra PirizEtienne Mounir Eric Moachon Nathalie-Raya Etter Rima Bey Caroline Jacot-Descombes Cornelia Hänsli Marrei
GT Standards | Les 10 ans des standards SEVAL révisés
Il y a dix ans, lors du congrès jubilaire « 20 ans SEVAL » organisé en 2016 à Bâle, l’assemblée générale adoptait une nouvelle version des standards SEVAL. Au terme de trois années de travail et avec le concours de nombreuses personnes expertes en évaluation issues de la SEVAL, le groupe de travail Standards d’évaluation avait soumis à révision les standards en vigueur depuis 2001. Les contenus éprouvés des standards ont été coulés dans une nouvelle forme, puis en partie complétés et actualisés. En 2017 paraissaient les commentaires relatifs aux standards, eux aussi révisés.
Au cours des dix dernières années, la SEVAL et le groupe de travail Standards d’évaluation se sont attachés à faire connaître les standards révisés et à en promouvoir l’application. Ceux-ci occupent une place de choix sur le site internet de la SEVAL et sont disponibles en quatre langues (allemand, français, italien et anglais), sous forme de brochure imprimée ou de fichier PDF. Les standards, ainsi que des propositions sur la manière de les utiliser pour assurer la qualité des projets d’évaluation, ont été présentés lors de diverses manifestations organisées par des groupes de travail de la SEVAL (Swiss JEE, rencontres-dialogues) et par le Réseau évaluation de l’administration fédérale, de même que dans des cours ou des enseignements universitaires. Ils ont notamment été intégrés au nouveau guide de la Confédération relatif à l’examen de l’efficacité. Les standards constituent par ailleurs un fondement essentiel de l’activité du service de conseil.
Selon les enquêtes menées, les standards SEVAL jouissent d’une large notoriété. Ils offrent à de nombreuses personnes expertes en évaluation un cadre de référence important dans l’exercice de leur activité. Leur utilisation à des fins diverses s’est intensifiée entre 2012 et 2024.
Un ouvrage consacré à l’application pratique des standards SEVAL paraîtra à point nommé pour le dixième anniversaire de leur révision. Les contributions, rédigées principalement par des auteures et auteurs issus de la pratique de l’évaluation, traitent de questions fondamentales autour des standards, présentent des exemples d’application pratique ou approfondissent certains standards en particulier. L’ouvrage devrait être publié à l’automne 2026 et présenté lors d’une manifestation dédiée ; de plus amples informations suivront.
Christian Rüefli, Büro Vatter / GT Standards
GT Compétences | Révision du cadre de compétences pour évaluatrices et évaluateurs et pour responsables d’évaluation
Sur mandat du comité de la SEVAL, le groupe de travail Compétences procède à la révision des exigences de compétences pour évaluatrices et évaluateurs (2012) ainsi que du cadre de compétences pour responsables d’évaluation (2014). L’objectif est d’adapter les bases existantes aux évolutions récentes et aux exigences actuelles de la pratique de l’évaluation. Il s’agit en particulier de garantir la pertinence de ces cadres, de renforcer leur ancrage pratique et leur applicabilité, et d’encourager leur utilisation dans la communication ainsi que dans la formation initiale et continue. Les documents doivent en outre soutenir la réflexion sur les compétences individuelles et leur développement, et contribuer ainsi à la professionnalisation croissante de l’évaluation.
La révision suit une démarche participative : au cours des prochains mois, les membres de la SEVAL et d’autres parties prenantes seront associés au processus à travers différents formats. Un premier échange aura lieu au congrès de la SEVAL. Dans le cadre d’un atelier méthodologique, les participantes et participants seront invités à donner leur avis sur les principes fondamentaux de la révision ainsi que sur les analyses menées jusqu’ici, notamment la comparaison des cadres de compétences existants et l’examen des évolutions actuelles dans le champ de l’évaluation. L’atelier offrira également un espace pour discuter des idées et des perspectives quant à la future configuration des cadres. Les résultats des consultations alimenteront la suite de leur évolution. Le GT Compétences tiendra les membres régulièrement informés de l’avancement du projet et des prochaines possibilités de contribution.
Pour le GT Compétences : Stefanie Krapp
GT AI | L’IA dans l’administration : impulsions de la rencontre de printemps 2026 de la DeGEval à Vienne
Les 21 et 22 mai 2026, évaluatrices et évaluateurs, représentantes et représentants de l’administration et chercheuses et chercheurs se sont retrouvés au Campus Wien pour la rencontre de printemps des groupes de travail de la DeGEval. Au coeur des échanges : comment l’IA générative transforme la pratique de l’évaluation et l’administration publique, et quelles exigences méthodologiques, éthiques et organisationnelles en découlent.
Entre promesses d’efficience et dilution des responsabilités
Le professeur Ulrich Lenz l’a dit clairement : l’IA est bien plus qu’un projet informatique. Elle transforme le traitement de l’information, les processus décisionnels et les structures de pouvoir au sein des organisations. Le règlement européen sur l’IA (EU AI Act) attribue la responsabilité ultime à l’humain, mais ce que cela signifie concrètement lorsque des systèmes comme l’AIP de Palantir élaborent des planifications de manière autonome reste une question ouverte. Conclusion : une «Responsible AI» n’est possible qu’avec une solide compétence en IA chez les utilisatrices et utilisateurs.
Souveraineté numérique dans l’administration publique
Un véritable marché de systèmes d’IA générative se développe en parallèle : LLMoin (Hambourg), F13 (Bade-Wurtemberg), NRW.Genius, BärGPT, KIPITZ au niveau fédéral. Le défi consiste à préserver la souveraineté sans gaspiller les ressources, et à garder les modèles de langage interchangeables tant que les grands LLM continuent de provenir des Etats-Unis ou de Chine.
Retours d’expérience de la pratique
DEval, Fraunhofer et l’évaluation des hautes écoles ont présenté leurs propres applications, de la classification de 25 000 descriptions de projets à l’analyse causale automatisée. Gain de temps, oui, mais avec des effets secondaires : les questions de protection des données, le sentiment d’aliénation par rapport à son propre travail, l’«AI-Slop» et la pression des mandantes et mandants (« ça doit bien pouvoir se faire moins cher ») ont fait l’objet de discussions animées.
Et maintenant ?
Le professeur Jan Hense a conclu par un état des lieux : l’IA frappe l’évaluation au pire moment imaginable, entre professionnalisation et « anyone can do it ».
Introduire des outils, optimiser des prompts, cocher des checklists de protection des données : tout cela ne suffit pas. Qui veut préserver la qualité de l’évaluation ne peut esquiver une question plus fondamentale comment les organisations doivent-elles se transformer elles-mêmes pour être encore en mesure de garantir la qualité des évaluations à l’ère de l’IA générative ?
C’est précisément cette question que j’explore dans mon essai à paraître dans un prochain SEVAL Flash, avec une thèse expliquant pourquoi une adoption ponctuelle de l’IA fait fausse route et pourquoi il faut une transformation stratégique des organisations pour que l’évaluation reste à la hauteur de ses ambitions. Stay tuned !
Kerstin Schwarz pour le GT AI

Formations
CAS Evaluation des politiques publiques | Université de Berne
En mars 2027 débutera la prochaine édition du CAS en évaluation des politiques publiques du Lifelong Learning Center de l’Université de Berne. Ce CAS se déroulera en allemand. Pour plus d’information, c’est ici.
MiCAS Evaluation des formations continues des hautes écoles
Le Lifelong Learning Center (LLC) de l’Université de Berne propose un microcertificat consacré à l’évaluation des formations continues universitaires les 1er et 2 décembre 2026. La formation est en allemand. Pour plus d’information, c’est ici.
Save the date: Nos prochains événements
Groupe de travail Développement et évaluation dans les hautes écoles: « Gestion des influences critiques liées à l’évaluation dans le domaine des hautes écoles »
Workshop en allemand | 27. Août 2026, HETS Fribourg
Le groupe de travail SEVAL Développement et évaluation dans les hautes écoles organise le jeudi 27.08.2026 à la HETS Fribourg – juste avant le Congrès SEVAL – un événement.
Thème : La gestion des influences critiques liées à l’évaluation dans le domaine des hautes écoles.
Les responsables de la manifestation sont Tanja P. Schnoz-Schmied et Jennifer Hofmann, co-responsables du groupe de travail SEVAL Développement et évaluation dans les hautes écoles.
La manifestation se déroulera en allemand.
La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.
Vous trouverez le formulaire d’inscription et la description complète ci-dessous :
Nous nous réjouissons de vous y retrouver !



